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L'histoire

« J’étais un ado crasseux. Je me grattais la culotte. Je mangeais mes crottes de nez quand j’avais faim. Je fumais dans les toilettes, crachais partout sauf dans les lavabos. Je crevais les pneus des vélos, donnais des coups de ciseaux dans les mèches des filles. Je vidais les tubes de laque dans leurs cartables et je respirais l’odeur de leurs cheveux. Je bouffais des chambres à air et des bonbons. En cours, je m’ennuyais ferme. J’avais des envies foireuses. Ça pétait dans tous les sens, pouf ! Et me voilà, moi, l’organisme, petite masse informe sous la carapace, pompe, poils, pattes, membranes, bactéries, espèce d’insecte évolutif qui s’entoile au collège (...) »

Le héros de l’histoire est un adolescent fragile qui termine sa quatrième et qui, suite à un enchaînement de contrariétés, se métamorphose en un drôle d’insecte, « super héros », capable de muter dans des organismes infiniment petits. La rencontre d’un autre insecte mutant, professeur torturé et inquiétant transformé en bousier, l’entraîne sur une pente vertigineuse.

 

Informations sur ce livre

Genre : Roman

Éditeur : Aléas

ISBN : 978- 2-84301-291-4

Livre au format papier : parution en avril 2010, 194 p., 15 €

 

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Avis de lecteurs

Je vois Eric que tu poursuis le voyage. Je n’avais pas eu le temps d’ouvrir ton livre depuis quelques jours, des rencontres et des conférences un peu partout. J’ai donc commencé la lecture il y a une heure, je n’en suis qu’à la page 48. Oui, je crois que tu as écouté mes conseils, il y a là plus de férocité, de brutalité et je dirais de vitalité. Tu dois un peu souffrir au collège et cela fortifie ton style, comme pour Giono après la guerre, plus de douleur donc plus d’humanité. On a dû te parler tellement de Kafka que je préfère citer Giono.

René Frégni  (écrivain)

« L’organisme » est… époustouflant… troublant, viscéral, animal, visqueux et génial…

Vous avez atteint des sommets dans l’art des mots et la puissance du verbe.

J’ai dévoré, grignoté, suçoté, picoté et picoré cet ouvrage, prise dans les jeux de toile et de fils d’araignées…

Incroyable et improbable narration, entre les abysses du Mal et la grâce des Cieux…

Le détail, les odeurs, les faiblesses de l’âme humaine décortiquées entres les élytres, les carapaces de nos sordides et merveilleux corps humains disséquées par un insecte tenace, inassouvi et rancunier, aux envolées lyriques succulentes…

Vous avez dépeint l’impossible dualité de nos organismes, écartelés entre les merveilles de l’esprit et l’écœurante réalité de nos plaies, maladies, suints et sanies. Pour autant, vous captez l’étendue des mystères prodigieux de nos corps, cette capacité physique à s’émouvoir et à s’élever… complexité insondable merveilleusement mise en musique par des mots produits directement par vos tripes…

Votre observation entêtée et sans concession d’une jeunesse bourgeonnante et écartelée, d’une mutation magique et écœurante faite d’amour et de haine, d’une instabilité viscérale et douloureuse mérite tous les honneurs.

Je n’ai qu’un mot : "BRAVO" !

Béatrice (secrétaire de direction)

 

Dès la première page, l’Organisme est un livre qui ne m’a pas lâché !

Ce livre parle merveilleusement bien de l’adolescence, de cette période disgracieuse pour la majorité des jeunes, phase ultime avant l’état d’adulte ! L’être est tout entier concentré dans sa chrysalide et est impatient de devenir papillon, mais cette période dure, dure... et n’en finit pas, ce qui est désespérant pour cet organisme qui, de jeune collégien, devient cette chose informe, ou plutôt multiforme !

De lui, on connaîtra sa vie familiale, sentimentale, celle qu’il mène au collège, mais point son nom ! Pourtant, le détachement qui pourrait ainsi naître n’existe pas et j’ai compati aux évènements qui le touchent et par lesquels il devient acteur malgré lui !

De la compassion, oui, mais il y a également un condensé de rires dans cet ouvrage : les descriptions sont alertes, légères mais stylées... oui, c’est ton style que je retrouve au travers de cet ouvrage, plus percutant et incisif que jamais, et cela a certainement contribué au fait que je l’aime tant, ainsi que cet organisme qui, certes, est bien laid, mais qui, par la rédemption, retrouve la grâce du papillon !

Francis (universitaire)

 

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