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L'histoire

Deux versions d’une seule et même fable sicilienne qui se joue en partie sur un ponton, situé sur la plage de Torremuzza, à proximité de la petite ville de Santo Stefano di Camastra, connue pour ses céramiques. Sur ce ponton, cinq adolescents font leur expérience du monde…

En même temps, cet été là, « la Befana sotto le stelle » propose, du côté de la Porta Messina, un nouveau spectacle de contes destiné aux enfants du pays.

« La Befana sotto le stelle », c’est le nom de scène de deux vieilles dames excentriques, Carolina et Francesca, conteuses qui incarnent la tradition sicilienne et inventent des histoires fondées sur le patrimoine local : la céramique, les marionnettes, les chansons…

Carolina et Francesca s’inspirent également de ce qu’elles voient, un monde en devenir dans lequel les enfants qu’elles ont connus sont devenus des grands.

 

Informations sur ce livre

Ce livre comporte deux versions : le roman et la pièce de théâtre

Éditeur : Aléas

ISBN : 2-84301-159-0

Livre au format papier :  parution en 2006, 174 p.,  12 €

 

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Avis de lectrice

C'est amusant d'ailleurs de lire un texte dont on est déjà familière.  À force de visiter les pages de votre blog au fil des jours, je  reconnaissais l'atmosphère, les personnages, le style et même la  musique. C'est donc une vue d'ensemble que m'a apportée ma lecture, du radeau d'Angelika au ponton de Gilda. Alors je dois vous dire que la  version « romanesque » m'a moins convaincue que la version pour la  scène, et ce, pour une raison majeure : il me semble que dans la version narrée, la scène majeure du « retournement », de la conversion (?)  de Gigi et  Gilda à une vie plus aventureuse est beaucoup trop  rapide, trop singulière pour que le lecteur ait le temps de  l'accepter. Alors que dans la version scénique, la scène a quelque chose  d'emblématique, de représenté, qui fait que l'on peut la prendre comme la cristallisation d'autres scènes et d'un processus psychologique. Et  puis elle permet aussi de tisser de façon plus musicale la polyphonie - parfois cacophonique ? des duos : celui de Gigi et Gilda, celui de Salvatore et Ornella, celui de Carolina et Francesca, celui des voix  parlées et des voix chantées. Bref, il y a, me semble-t-il, dans votre création, quelque chose de très vocal (j'entends les voix, avec leurs  accents et leurs nuances) qui s'adapte bien à la scène et donne aux  personnages une chair et une voix que la version narrée donne de façon  moins harmonieuse, trop "démonstrative", peut-être, et où le temps, me  semble-t-il, n'a pas le temps, précisément, de prendre sa place ?

Le décor de l'intrigue est au demeurant associé pour moi à un  très lointain souvenir de voyage en Sicile, au printemps, avec l'émerveillement d'une traversée au crépuscule de Milazzo à Lipari, où le fort abritait alors une auberge de jeunesse. Et Vulcano, celui de l'ascension du volcan (violente rencontre de crânes à l'intérieur d'une bouffée brusquement surgie d'une solfatare), mais surtout d'une  nuit passée dans une grotte offerte par l'hospitalité du patron du café situé au débarcadère, où la pluie ruisselant contre la toile de notre tente placée devant l'entrée, avait transformé ladite grotte en  piscine. Insomnies et catastrophes, éclats de rire aussi ? J'ai dû  passer en train à Santo Stefano sur la route de Palerme ? Bon courage à vous pour votre travail théâtral et la (les)  représentation(s) qui les conclura(ont).

Agnès (professeur)

 

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